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Différence entre confiance en soi et estime de soi : comment les développer pour mieux apprendre ?

mercredi 19 février 2020, par Stéphane GOUDET

Confiance en soi et estime de soi ne sont pas synonymes. Elles sont bien sûr liées mais elles se développent et s’entretiennent différemment. Ceci est notamment intéressant pour les apprentissages scolaires (mais pour tous les aspects de la vie finalement : les relations avec les autres, la prise d’initiative, la gestion des échecs, la capacité à se remettre en question…).

Confiance en soi : définition

Dans le livre Apprendre à apprendre, André Giordan et Jérôme Saltet écrivent que la confiance en soi est à mettre en rapport avec les capacités : elle concerne ce que nous sommes capables de faire. Elle est le résultat d’une évaluation que nous faisons de nos capacités et de nos ressources personnelles. Le niveau de confiance en soi dépend de la réponse aux questions :

Ai-je les ressources internes nécessaires pour affronter cette situation ?

Suis-je capable d’y arriver ?

Suis-je à la hauteur ?

Une mauvaise confiance en soi entrave sérieusement les études car la moindre erreur ou la moindre remarque va contribuer à déstabiliser la personne qui souffre de manque de confiance en elle :

elle va plus rapidement perdre ses moyens face à la critique,
elle aura peur de l’échec,
elle va être sujette au stress (notamment lors d’évaluations ou d’examens).

La confiance en soi est le produit de l’histoire familiale, sociale et scolaire :

les parents sont les premières personnes à stimuler la confiance en soi des enfants.
des méthodes pédagogiques inadaptées peuvent contribuer à détériorer la confiance en soi des élèves.

Chaque personne a une histoire différente et il n’existe donc pas de solution unique et universelle pour développer sa confiance en soi. On peut cependant proposer des pistes sur lesquelles prendre appui.

Estime de soi : définition

L’estime de soi est à mettre en rapport avec la valeur que nous nous accordons. L’estime de soi est synonyme d’image de soi. Elle est le résultat d’une évaluation que nous faisons de nous-mêmes, de nos actions. André Giordan et Jérôme Saltet écrivent que lorsque nous accomplissons quelque chose que nous pensons valable, nous ressentons une valorisation et lorsque nos actions paraissent en opposition avec nos valeurs, nous “baissons dans notre estime.”
L’estime de soi peut être décrite par métaphore comme une sorte de colonne vertébrale, de centre ou de noyau. On reconnait l’estime de soi saine et épanouie au sentiment d’être bien avec soi-même, d’harmonie avec soi.

Jesper Juul écrit quant à lui dans son livre Voulons-nous vraiment des enfants forts et en bonne santé ? :

Un enfant fort et en bonne santé est d’abord et avant tout un enfant qui a une estime de soi saine et toute la confiance en soi que ses compétences et talents lui permettent de récolter. Avoir une estime de soi saine, c’est s’accepter, de manière sobre et nuancée, tel qu’on est. Avoir de soi une image réaliste sur laquelle on ne portera pas de jugement.

Avoir une estime de soi saine, c’est avoir le système immunitaire psychosocial le plus efficace que nous connaissons, et qui empêchera la toxicomanie, les troubles alimentaires, la scarification, le suicide et les comportements suicidaires, la criminalité, la violence et toutes les autres choses auxquelles nous espérons que nos enfants ne seront pas sujets.

Cela permet aussi à un enfant ou à un jeune de dire OUI et NON :

oui à lui-même, à ses limites, à ses valeurs personnelles, à ses pensées et ses émotions,
non à certains de ceux qui exigent l’obéissance et la soumission.

Différence entre estime de soi et confiance en soi

Pour éclairer la différence entre confiance en soi et estime de soi, on peut penser à un élève qui serait un piètre sportif mais qui accorde peu d’importance à cette matière. Il a alors une mauvaise confiance en ses capacités à réaliser une bonne performance en EPS mais son estime de soi est intacte. En revanche, s’il se considère mauvais en mathématiques mais qu’il considère cette matière comme fondamentale dans sa réussite, il aura à la fois une faible confiance en soi (en ses capacités à résoudre un problème d’arithmétique ou de géométrie) et une faible estime de soi (il portera des jugements négatifs sur sa valeur d’être humain).

La confiance en soi pose rarement problème quand on a une saine estime de soi, quand on se connaît bien. On sera alors capable de faire la différence entre savoir qu’il y a un domaine dans lequel on est moins doué et se sentir incapable, nul en TOUT.

Source : https://apprendre-reviser-memoriser.f
Consulter l’article completpour obtenir des pistes de développement de la confiance en soi et de l’estime de soi des élèves.