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6 mythes à déconstruire à propos du comportement des adolescents

mardi 10 décembre 2019, par Stéphane GOUDET

Dans son livre “le cerveau de votre ado”, le spécialiste des neurosciences Daniel Siegel nous donne 6 mythes à déconstruire à propos du comportement des adolescents. Ces “fausses croyances”, une fois débusquées, nous permettent d’y voir plus clair pour agir avec plus d’efficacité (et de bienveillance).

1. Ce sont les bouleversements hormonaux des ados qui leur font “péter les plombs”

Il est vrai que les taux d’hormones augmentent à l’adolescence mais elle ne sont pas à l’origine de tous les “pétages de plombs”. C’est surtout les bouleversement dus à leur développement cérébral qui provoquent cela. (voir le cerveau des ados est un grand chantier)

2. L’adolescence est simplement une période d’immaturité, il suffit d’attendre que les ados grandissent

Non, cette période d’adolescence n’est pas un champ de mines auquel il faut survivre mais plutôt une chance de s’épanouir pour la vie. Le “travail” qui se fait à cette époque – tester les limites, explorer de nouvelles expériences – est l’occasion de développer des traits de caractère fondamentaux qui permettrons aux ados de mener une vie non routinière, riche de sens et portée par des objectifs précis.

3. Grandir, pour l’adolescent, c’est passer de la dépendance aux adultes à l’indépendance totale

Pour un ado, c’est nécessaire et naturel de prendre des distances par rapport aux adultes mais sans s’en couper intégralement. L’idée est plutôt dans l’interdépendance que dans l’indépendance absolue. La transition passe par une modification du lien avec ses parents en tant que figure d’attachement pour s’orienter vers le cercle d’amis. L’aspect social est primordial à ce moment-là.

4. Il est de la responsabilité des parents d’aider leur enfant à résoudre les conflits qui éclatent durant cette période délicate
Ce dont les ados ont le plus besoin est de se sentir reliés aux adultes, de savoir que leurs parents sont toujours là pour les écouter et les aider à résoudre leurs difficultés s’ils le souhaitent. Les parents n’ont plus à intervenir systématiquement pour tout régler comme ils le faisaient quand leurs enfants étaient plus jeunes. Vive le lâcher-prise pertinent et responsabilisant.

5. Le développement cérébral le plus spectaculaire se produit durant les années de collège et de lycée. Les choses vont se calmer après.

Le travail le plus important niveau cérébral se fait entre 12 et 24 ans environ. Le soutien des parents est donc essentiel pendant cette période dans un respect de la quête d’identité de l’adolescent.

6. Tout est tellement différent aujourd’hui par rapport à l’époque où nous, parents, étions ados…

Au contraire… les expériences vécues avec nos propres parents lorsque nous étions adolescents sont des sources d’enseignements.D’une part parce que nous avons absorbé leurs comportements éducatifs et les reproduisons (ou pas selon ce que nous avons ressenti alors et compris depuis) et d’autre part car la qualité de l’attachement est une donnée centrale et intemporelle.
Article d’Adozen.fr, tiré de “Le cerveau de votre ado” de Daniel Siegel